Les infirmières,«ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes»

Publié le par Debout La République Pas-de-Calais

 

Par Caroline Piquet       
Une soignante manifeste devant le Ministère de la santé à Paris le lundi 7 janvier.
Une soignante manifeste devant le Ministère de la santé à Paris le lundi 7 janvier.
  • Un collectif d'infirmier(e)s et d'aides-soignant(e)s se mobilise sur les réseaux sociaux et dans la rue pour dénoncer de mauvaises conditions de travail au sein de la profession.

«Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes». Après les auto-entrepreneurs et les médecins, c'est au tour des infirmièr(e)s et des aides-soignant(e)s de manifester leur colère en dénonçant «la pénibilité et la dégradation constante» de leurs conditions de travail «qui contribuent aujourd'hui à la mise en danger du patient», peut-on lire sur leur communiqué.

En libéral ou salariées, du privé comme du public, ces soignants revendiquent «la mise en place de postes supplémentaires adaptés à la réalité du terrain», «des revalorisations salariales et d' honoraires», «un vrai statut pour l'aide-soignante» et «la reprise en compte de la pénibilité». Pour se faire entendre, quelque treize rassemblements ont été organisés ce lundi à Paris, à Clermont-Ferrand, Caen, Rennes, Metz, Toulouse ou encore à Marseille:

 

 

À l'initiative d'une infirmière parisienne qui a souhaité garder l'anonymat, le mouvement s'est constitué il y a deux mois et demi sur Facebook sous le groupe fermé «Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes. Les infirmier(e)s aussi!!!», qui compte actuellement près de 28.000 membres. Sur Twitter, un compte a également été créé pour faire «connaître les conditions de travail des soignants» sous le mot clé #NBNNNP.

 

 

 

 

 

Initiatives individuelles

S'adressant directement au gouvernement, une pétition publiée depuis le 10 décembre dernier circule sur le web. 5075 personnes l'ont déjà signée pour un objectif de 7500 signatures. «Nous appelons les soignants à nous rejoindre et les patients à nous soutenir afin de défendre nos statuts et la qualité des soins, et forcer le gouvernement a une réforme».

Interrogés par Le Figaro, le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) tout comme le Syndicat national des infirmiers et infirmières libérales (Sniil) précisent ne pas avoir été sollicités dans l'organisation de ce mouvement. «Il s'agit d'initiatives individuelles dont nous n'avons pas été informées», déclare Annick Touba, présidente nationale du Sniil. Pour autant, «on est très content qu'il y ait un mouvement de ce genre, se félicite Thierry Amouroux, secrétaire général du Snpi. C'est l'occasion de rappeler les difficultés rencontrées dans la profession. Pour ne prendre qu'un exemple, nous faisons face à une pénurie de soignants. 20% des gens quittent la profession cinq ans après l'obtention de leur diplôme», regrette l‘infirmier.

Publié dans Santé

Commenter cet article