Solférino occupé par des immigrés irréguliers : Le PS victime de son angélisme

Publié le par Debout La République Pas-de-Calais

« C’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » comme l’aurait dit Aznavour. A cette époque, des collectifs d’extrême gauche occupaient avec des étrangers irréguliers des églises chrétiennes afin de pouvoir procéder à des régularisations massives. Désormais c’est directement chez les éléphants que l’on vient frapper …

Le revers de la politique

Aujourd’hui, c’est à un autre emblème, pour le moins significatif que des militants et des irréguliers ont décidé de prendre comme une Bastille : le siège du PS de la rue Solferino. Le 3 janvier dernier dans l’après-midi, moins d’une dizaine de militants se sont enchaînés aux grilles quand d’autres –avec des irréguliers en grève de la faim- tentaient en vain d’en occuper les locaux. Faute de quoi, ils durent rester sur les marches du perron avec la banderole « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? » et les cris « Valls a oublié les sans-papiers ! » ou « Des papiers pour tous ! » devaient raisonner aux oreilles des responsables socialistes comme un concert de rappel aux engagements de campagne de 30 000 régularisations par an. Les manifestants durent finalement lever le camp à la fin de la semaine.

Cet épiphénomène n’est pas sans rappeler l’idéologie du PS sur l’immigration mise en œuvre depuis 1981 par des procédés divers et variés. Déjà au début de son premier mandat, François Mitterrand facilita l’entrée de l’immigration de travail ainsi que le regroupement familial, créé en 1975 sous Giscard par le Premier Ministre Jacques Chirac, à la demande du haut-patronat français dont Pierre Bouygues fut la figure de proue. La politique mitterrandienne de générosité -en apparence- envers les immigrés draina notamment ceux de pays voisins de la France (Turcs d’Allemagne qui s’implantèrent dans l’Est français) ou ayant un lien plus ou moins ancien avec notre pays (Maghrébins, Sénégalais, Maliens dans les grandes villes…)

Le PS contre le peuple

Le rapide et massif flux qui s’inscrivit dans la durée n’allait pas sans l’intérêt de certaines très grandes entreprises de voir les salaires français stagner ou baisser par l’emploi de cette nouvelle main d’œuvre bon marché (surtout quand elle est illégale comme l’écrivait Milton Friedman le penseur du néolibéralisme.) Le PS, converti à cette idéologie depuis « le virage de 1983 » n’entendit alors pas le discours de Georges Marchais appelant à stopper l’immigration ou les appels sourds des ouvriers et des employés qui se tournaient alors vers les sirènes du Front national.

La tentative du PS pour garder son aura -tout en continuant cette politique qui n’allait pas sans poser des problèmes de « ghettoïsation » du territoire- fut la création de SOS Racisme en 1984 et de ses concerts pour la jeunesse. La petite main jaune de « Touche pas à mon pote » a depuis perdu de son éclat avec un Harlem Désir moins prompt à recevoir les « sans-papiers ». C’est ainsi, parfois les arroseurs sont arrosés…

Laurent Maisonnat

Coordinateur régional DLJ en Rhônes-Alpes

Publié dans Politique

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