Les gouvernements successifs sont coupables de la fermeture de Goodyear

Publié le par Debout La République Pas-de-Calais

 

Comme il fallait s'y attendre, la direction de Goodyear a annoncé son intention de fermer son usine d'Amiens qui emploie près de 1300 personnes. Certains mauvais esprits à gauche vont incriminer les dirigeants de l'entreprise. Mais comment mettre en cause cette décision quand on sait que le site d'Amiens a accusé une perte cumulée de 61 millions d'euros en 2011 ? D'autres plus cyniques mettront en avant la récente étude de Goldman Sachs - qui préconise de baisser de 30% les salaires en France - pour maugréer contre le coût du travail.

Mais les uns comme les autres essaient en réalité de cacher la vérité aux Français. Tout cela ne sera encore qu'un écran de fumée. La vraie responsabilité est ailleurs. Elle vient des politiques économiques suicidaires conduites par l'UMP et maintenant le PS depuis 20 ans.

En filigrane de leur annonce, les dirigeants de Goodyear l'expliquent très bien. Lorsque les pneus produits en France coutent 70 euros et sont mis en concurrence avec des pneus chinois importés à 40 euros, la messe est dite. D'ailleurs depuis plusieurs années, Goodyear a délocalisé sa production dans des pays à bas coût pour ensuite importer les pneus sans aucun droit de douanes sur le marché européen. Merci l'Union européenne ! D'autres pays tout aussi ouverts sur le monde et défenseurs de l'économie de marché comme les États-Unis ou le Brésil n'ont pas été aussi tendres. Pour rétablir la loyauté de l'échange, ils ont choisi de lourdement taxer les importations chinoises de pneus.

Mais encore une fois, les beaux esprits, les experts de salon, les anciens ministre UMP, les nouveaux ministres PS vont nous servir la même soupe : "La France est trop petite. Nous sommes impuissants. Bruxelles n'acceptera pas. Il faut souffrir."

Si c'est pour regarder passer les trains, que MM Hollande, Ayrault et Montebourg disent clairement aux Français qu'ils ne servent à rien. Au moins on arrêtera la mascarade ! S'ils veulent nous prouver le contraire et faire preuve enfin de courage, il leur suffit d'appliquer le programme de DLR : protectionnisme intelligent, démontage de l'euro, baisse des charges pour les entreprises qui investissent en France, emprunt à taux 0% à la Banque de France pour investir avec nos amis européens dans des projets d'avenir...

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la République

Publié dans Dans l'actualité

Commenter cet article