Euro cher, sectes, viande à l’acide : quand l’Europe devient folle

Publié le par Debout La République Pas-de-Calais

Cette Europe marche à l’envers. Si Mario Draghi ne se soucie pas du taux de change de l’euro, celui-ci inquiète François Hollande et le gouvernement qui craignent les conséquences pour notre industrie. Mais la BCE n’est pas la seule institution européenne à prendre des décisions ubuesques.

Le retour de l’euro cher
Premier point : il faut rappeler que l’euro n’est pas fort, terme qui implique un jugement de valeur positif sur le fait que la monnaie unique européenne soit largement surévaluée par rapport aux autres monnaies. L’euro est cher, trop cher pour nos industriels. Louis Gallois, alors à la tête d’EADS en 2008, nous avait averti et en avait tiré toutes les conclusions en augmentant la part des composants fabriqués aux Etats-Unis pour les prochains Airbus, au grand dam de notre industrie…

Car déjà, il y a cinq ans, la BCE avait déjà laissé monter l’euro à des niveaux punitifs pour nos exportateurs (1,6 dollars, contre 0,82 pour le point bas atteint en 2001). Le scénario se répête aujourd’hui puisque non seulement la BCE ne soutient pas les Etats européens (au contraire de ses homologues étasunienne, britannique et japonaise) mais elle se montre indifférente à la parité de l’euro. Le Japon, en revanche, a bien compris l’intérêt d’une monnaie bon marché et voit l’union sacrée entre son nouveau gouvernement et la banque centrale pour faire baisser la valeur du yen.

Comme Eric Zemmour l’a souligné dans sa dernière chronique, l’euro est bien l’idiot du village planétaire. Nous sommes les seuls pays qui pourraient influencer le cours de leur monnaie qui refusent de le faire. Certes, l’Allemagne a construit son économie pour une monnaie chère, mais les autres pays européens ne le peuvent pas. Si Jacques Sapir démontre bien le danger pour nos économies et évalue les réactions possibles de la BCE, il conclut aussi que rien ne bougera…

Un laisser-faire généralisé
 
Mais le laisser faire des institutions européennes ne se limite pas au taux de change de la monnaie unique, malgré les conséquences dramatiques pour la croissance (une appréciation de 10% de l’euro pourrait coûter pas moins de 1% de notre PIB selon Jacques Sapir). Il s’applique dans tous les domaines comme le montrent la récente décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et l’accord passé par la Commission Européenne sur les importations de bœuf étasunien.
En effet, de manière totalement hallucinante, la CEDH a condamné la France à payer 4 millions d’euros au titre de « préjudice matériel » à 3 sectes (dont la fameuse secte dite du Mandarom) suite à des procédures fiscales intentées par l’Etat. Les plaintifs ont affirmé que« la taxation de dons manuels à laquelle elles avaient été assujetties avait porté atteinte à leur droit de manifester et d’exercer leur liberté de religion ».Bref, il faut laisser faire l’exploitation des personnes en détresse.

Dans le cadre des discussions commerciales entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, la Commission a autorisé l’importation de viande traitée à l’acide lactique, démontrant une nouvelle fois que pour les technocrates bruxellois, le mercantilisme passe avant le goût et que l’on peut toujours faire reculer les normes sanitaires pour vendre plus. Enfin, comme le souligne ce papier du Point, on attend toujours les contre-parties au prêt de 1000 milliards de la BCE aux banques…
Bref, à tous ceux qui croient encore que l’Europe pourrait nous protéger, tous ces exemples démontrent que le laisser faire est la règle absolue de cette construction européenne où toutes les instances n’ont que l’anarchie comme principe cardinal. C’est pour cela qu’il faudra les supprimer.
 
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