Contrat de génération : le traitement social du chômage ne fait pas une politique économique

Publié le par Debout La République Pas-de-Calais

L’une des promesses phares du candidat Hollande est débattue au Parlement : le contrat de génération qui vise à favoriser l’emploi d’un jeune de moins de 26 ans tout en conservant au travail un sénior. Après les emplois jeunes, le PS renoue donc avec la politique du cautère sur une jambe de bois.

Le nombre ridicule de contrat de génération (125 000 par an) montre bien que cette mesure n’est que cosmétique. Quand on sait qu’il y a actuellement plus de 670 000 jeunes et 530 000 séniors qui sont au chômage, nous sommes en effet bien loin du compte.

En réalité, les contrats de génération, loin de favoriser la création de véritables emplois dans le secteur privé, ne profiteront qu’à quelques institutions publiques ou para-publiques qui utiliseront ces contrats pour faire plaisir au gouvernement en échange d’un allégement de charges. Cette mesure, très couteuse pour l’Etat (un milliard d’euros par an) ne servira qu’à très légèrement ralentir la hausse du chômage chez les jeunes et les seniors, comme les emplois aidés précédents, mais surtout à faire de l’affichage politique.

Les socialistes montrent encore une fois qu’ils n’ont rien compris à l’économie et surtout à une vraie politique de création de richesse qui seule permettra de faire baisser le chômage. Les entreprises et les Français, jeunes ou seniors, n’ont pas besoin d’un énième contrat spécial mais de vrais emplois. Nos entreprises et notre pays ont besoin qu’on lutte contre les vrais problèmes : des charges trop élevées, un marché du travail qui est une machine à exclure, un commerce déloyal avec certains pays, une monnaie surévaluée, une recherche sous-financée, une formation réservée à ceux qui en ont le moins besoin…

Ce n’est pas avec un énième traitement social du chômage que la situation s’améliorera. Il est temps de mener à bien les véritables réformes pour redresser l’économie de notre pays : formation professionnelle, baisse des charges durables, sécurisation des parcours professionnels et flexibilité accordée aux entreprises sont des mesures qui doivent aller de pair avec la mise en place d’un protectionnisme intelligent fondé sur la réciprocité et l’adaptation de la monnaie à notre productivité.

Le contrat de génération n’est tout simplement pas à la hauteur des enjeux pour notre pays et pour notre jeunesse. Il n’est qu’un pis-aller coûteux et inefficace.

Nicolas Calbrix

Président Debout les jeunes

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